"On se parlait peu, on n’avait pas à se rassurer. J’étais avec elle tout le temps même quand je la quittais.
Je me demandais comment j’avais pu vivre avant si longtemps sans la connaître, vivre dans l’ignorance. Dès que je la quittais elle grandissait à vue d’œil.
Je marchais dans la rue et je souriais à tout le monde, tellement je la voyais partout. Je sais bien que tout le monde crève d’amour car c’est ce qui manque le plus, mais moi j’avais fini de crever et je commençais à vivre."
Eva te plairait. Une femme de contrastes. Du noir, du blanc, un peu de zones grises, une présence lumineuse, fluide et à la fois accrochante, comme la lumière dont tu sais jouer si merveilleusement dans tes photographies. Une femme vive, enjouée, un brin moqueuse, parfois ironique, plus souvent sensible et émouvante, une femme que la vie amuse et qui s’y jette à corps perdu, avec la profondeur d’une montagne assise, cramponnée au paysage, solide et certaine d’exister d’un soleil à l’autre. Une femme qui prend la vie à cœur, attentive et sereine, qui déborde d’énergie, qui bouillonne, heureuse d’être en vie.
Tellement vrais, comme quoi la cupidité, le fric les intérêts tue et rend si con, avant les exploitations petites étaient familiale, les personnes avaient de quoi bien faire le travail maintenant les exploitations sont 50 100 fois supérieur et peu de personnel pauvre monde