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Elle préfère le silence, et saisir avec son pinceau la mélancolie des existences, dont rien ne reste ou presque, que le souvenir des instants, heureux ou malheureux, mais dont le caractère éphémère fait tout le prix.
Dominique Bona- (Berthe Morisot)
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A Méditer
Chaque regard cache une histoire douloureuse, un fardeau invisible que chacun porte en silence. Une souffrance intime, profonde, une blessure qui, parfois, ne cicatrise jamais tout à fait. On s’efforce de masquer cette douleur sous des sourires de façade, de se montrer bienveillant, lumineux pour les autres. Mais, derrière ce masque, l'ombre persiste, se faufile dans notre quotidien, et certains jours, elle devient plus lourde, plus oppressante, impossible à ignorer.
Cette peine que l'on dissimule au fond de soi laisse pourtant des traces, des échos que seuls les plus attentifs peuvent percevoir. Les âmes empathiques, celles qui savent regarder au-delà des apparences, reconnaissent en nous ce malaise subtil. Ce sont ces personnes-là, rares et précieuses, qui s’approchent sans bruit, offrant leur présence, un mot, un geste pour alléger nos pensées sombres. Elles partagent avec nous ce fardeau, sans jugement, simplement parce qu’elles comprennent, parce qu’elles aussi ont connu ces jours où l’obscurité semble tout engloutir.
Et dans ces instants partagés, quelque chose se passe : une brèche dans l’isolement, une lumière timide qui perce la nuit. Il n'y a pas de miracle, juste une main tendue, une écoute sincère, mais c’est souvent suffisant pour rendre l'obscurité un peu moins dense, pour nous rappeler que même dans la douleur, nous ne sommes pas seuls.
© copyright Alain du Forez
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