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"Je crois qu’il y a une immense différence entre rester
Silencieux par choix et être sans voix face à la beauté.
Quand on croise une femme d’une telle grâce, il ne s’agit pas d’un simple silence, mais d’un moment suspendu où les mots nous échappent. Ce n’est plus une retenue, c’est un émerveillement qui laisse l’âme en apnée, incapable de formuler ce que le cœur ressent.
Il suffit d’un regard pour comprendre que, face à une telle présence, le silence n’est plus une absence de paroles, mais une forme d'admiration silencieuse, où tout est dit sans un mot."
© copyright Alain du Forez
Tous droits réservés.
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"On m'a demandé de changer, de m'adapter, d'être comme tout le monde. On m'a dit que je devais entrer dans les cases, suivre les règles non écrites, celles qui rassurent parce qu'elles uniformisent. Mais à quoi bon ? À quoi bon renoncer à ce que je suis pour plaire à une société qui valorise l'illusion de la perfection, qui nous pousse à cacher nos vérités sous des masques bien lisses
J'ai longuement réfléchi. Devais-je plier, me fondre dans ce moule où les différences sont jugées, les faiblesses condamnées ? Ou bien devais-je rester fidèle à moi-même, quitte à déplaire, à choquer, à être marginalisé
Finalement, j'ai choisi. J'ai choisi de dire NON, MERCI. Refuser de m'effacer pour une société qui préfère l'uniformité à l'authenticité. Je préfère être moi, avec mes aspérités, mes erreurs, mes défauts. Je refuse de renoncer à ma liberté intérieure pour me plier aux attentes de ceux qui ne comprennent pas la valeur de la différence.
Car au fond, pourquoi se conformer à une société qui, elle-même, n'est pas parfaite ? Pourquoi devrions-nous tous suivre les mêmes chemins tracés par d'autres, sans jamais nous demander si ces chemins nous mènent là où nous voulons vraiment aller
Non, je préfère tracer ma propre route. Et si cela signifie être à contre-courant, alors tant mieux. Au moins, je serai libre."
l
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Il pleut des feuilles jaunes,
Comme des larmes d’or sur le sol.
Il pleut des feuilles rouges,
Flammes mourantes qui dansent encore.
L’été, fatigué, ferme ses yeux,
Sous les soupirs du vent qui l’effleure.
Ses rayons s’éteignent peu à peu,
Et la chaleur s’efface, légère.
La terre frissonne, dans l’attente,
Sous un voile d’ambre et de pourpre.
L’automne enlace l’horizon,
Ses doigts caressent chaque branche,
Et doucement, il chante sa chanson.
L’hiver approche, silencieux,
Comme un amant qui guette dans l’ombre,
Prêt à couvrir de son manteau froid,
Les cœurs, les corps, et le bois.
Il est temps de rallumer le poêle à bois,
De réveiller le feu qui crépite.
Les flammes dansent comme autrefois,
Offrant leur chaleur dans la nuit qui s’invite.
Mais dans cette transition tendre,
L’automne, éphémère, se livre,
Ses couleurs effleurent nos rêves,
Et dans ce souffle qui nous grise,
Le temps suspend sa course brève.
© copyright Alain du Forez
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