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Je n'ai pas besoin de plus de drame.
Je n'ai pas besoin que les gens me fassent sentir que je ne suis pas assez bon.
Je n'ai pas besoin de bagarres, d'arguments et de fausses connexions.
J'apprends lentement que parfois ne rien dire du tout dit tout.
J'apprends lentement que réagir à des choses qui vous dérangent donne à quelqu'un d'autre le pouvoir sur vos émotions.
Vous ne pouvez pas contrôler ce que font les autres, mais vous pouvez contrôler la façon dont vous réagissez, comment vous le gérez, comment vous le percevez et combien vous voulez en prendre personnellement.
J'apprends lentement que la plupart du temps, ces situations ne disent rien sur vous et beaucoup sur l'autre personne.
J'apprends lentement que peut-être toutes ces déceptions ne sont là que pour nous apprendre à nous aimer parce que ce sera l'armure et le bouclier dont nous avons besoin contre les gens qui essaient de nous faire tomber.
Ils nous sauveront lorsque les gens essaieront d'ébranler notre confiance ou lorsqu'ils essaieront de nous faire sentir que nous ne valons rien.
J'apprends aussi que même si je réagis, ça ne changera rien, ça ne fera pas que les gens m'aiment et me respectent soudainement, ça ne changera pas d'avis comme par magie.
Parfois, il vaut mieux laisser faire les choses, laisser les gens partir, ne pas se battre pour la fermeture, ne pas demander d'explications, ne pas rechercher les réponses et ne pas s'attendre à ce que les gens comprennent d'où vous venez.
J'apprends lentement que la vie est mieux vécue lorsque vous ne la centrez pas sur ce qui se passe autour de vous et que vous la centrez plutôt sur ce qui se passe à l'intérieur de vous.
Travaillez sur vous-même et votre paix intérieure et vous réaliserez que ne pas réagir à chaque petite chose qui vous dérange est le premier ingrédient pour vivre une vie heureuse et saine.
Stevie Flood
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Je me souviens il y a quelques mois, de cette soirée, quand je l'ai ramenée à la maison, c'est là, après trois whiskies, que j'ai découvert toute la fulgurance, la violence de son âme, quand Elle m'a dit que je ne pouvais pas l'aimer. Que personne ne le pouvait. Elle m'a dit qu'elle n'était qu'une plaie ouverte que le sel d'un océan noir ne cesserait de ronger. Et c'est là, pendant le souffle qui suivit l'explosion de son cœur, que je l'ai embrassée. Il n'y avait rien de terrifiant ou d'inaccessible, et c'est à ce moment-là, lorsque mes lèvres ont pressé les siennes, que j'ai eu la vision d'une union qui, malgré l'apparence brutale et émotionnelle, apporterait lumière et paix intérieure. Sans vraiment savoir à ct instant, à quel point j'étais loin du compte.
Aujourd'hui il lui manquait quelque chose, ou plutôt quelque chose s'en était allé. Depuis quelques temps maintenant, je ne percevais plus ces brumes noires qui noyaient son regard alors ravagé, je ne sentais quasiment plus les palpitations infectées de ses cicatrices séculaires, je ne captais plus que difficilement ses déchirants tremblements d'âme. Elle avait réussi à faire de ses tempêtes sombres et glacées, des pluies d'été légères et enivrantes, recousu des plaies aux pétales soyeux des marguerites, Elle avait pansé son cœur et son âme à la lumière de ces éclats de soi, et quand bien même je n'y étais pas étranger, c'était la force de son être qui avait rendu cela possible.
Elle avait été magnifique, fragile et urgente à aimer, Elle est devenue magique, sublime et irrémédiablement éternelle. Et je sais que quelque part au fond d'Elle, lui reste encore la braise de ce passif déstructuré, poignant et malgré tout si beau, mais c'est elle le fondement de notre histoire, et je ferai tout pour garder la chaleur de cet amour fou.
Le souvenir des ombres - Jean Roadisi.
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"Je suis terriblement choqué par les gens qui vous disent qu’on est libre, que le bonheur se décide, que c’est un choix moral. Les professeurs d’allégresse pour qui la tristesse est une faute de goût, la dépression une marque de paresse, la mélancolie un péché. Je suis d’accord, c’est un péché, c’est même le péché mortel, mais il y a des gens qui naissent pécheurs, qui naissent damnés, et que tous leurs efforts, tout leur courage, toute leur bonne volonté n’arracheront pas à leur condition. Entre les gens qui ont un noyau fissuré et les autres, c’est comme entre les pauvres et les riches, c’est comme la lutte des classes, on sait qu’il y a des pauvres qui s’en sortent mais la plupart, non, ne s’en sortent pas, et dire à un mélancolique que le bonheur est une décision, c’est comme dire à un affamé qu’il n’a qu’à manger de la brioche ".
D'autres vies que la mienne de Emmanuel Carrère.



