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Quand un animal pose le regard sur un humain,
Il n'y a pas de préjugés, il n'y a que de l'amour,
Dans ses yeux brillent des étoiles, des lendemains,
Une douceur infinie, un chaleureux détour.
Pas de mots, juste un silence, une tendresse,
Un lien sacré tissé entre l'âme et la chair,
Dans ce moment suspendu, la délicatesse,
D'un cœur à l'autre, une promesse d'éclair.
L'animal voit l'essence, la pureté d'un être,
Sans masques, sans jugements, il ne connaît que l'âme,
Sa fidélité parle d'une amitié secrète,
Un amour inconditionnel, sans drame.
Quand l'humain se penche, que son cœur s'éveille,
Il découvre un miroir, un reflet de bonheur,
Dans ce regard qui brille, éclat d'émerveillement,
Se cachent des histoires, des rires, des douleurs.
Laissons les mots s'envoler en douceur,
Écoutons le silence, ressentons la chaleur,
Car quand un animal pose le regard sur nous,
Il nous enseigne l'amour, le vrai, le plus doux.
Cathy Lahiner
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La paresse est une valeur humaine qui est en train de disparaître. C’est fou ce qu’à notre époque les gens peuvent être actifs. Que quelques amis se réunissent le dimanche pour un bon déjeuner, à peine la dernière bouchée avalée, il se trouve toujours quelqu’un pour demander : « alors.. ? qu’est ce qu’on fait ?… ». Une espèce d’angoisse bouleverse ses traits, tant est grand son désir de faire quelque chose ; et il insiste : « qu’est ce qu’on fait ? – mais rien ! », ai-je toujours envie de répondre… Pour l’amour de dieu, ne faisons rien. Restons un bon après-midi sans rien fiche du tout, ça ne suffit donc pas d’être avec de bons amis, de jouer à sentir cet invisible courant qui, dans le silence, règle les cœurs à la même cadence, de regarder le jour décroître sur les toits, sur la rivière, ou plus simplement sur le coin du trottoir ? J’exagère sans doute. C’est que j’aime tant la paresse, mais la vraie paresse, consciente, intégrale, que je voudrais bien lui trouver toutes les bonnes vertus. Bien sûr, elle est comme toutes les bonnes choses, comme le vin, comme l’amour ; il faut la pratiquer avec modération. Mais croyez-moi, la terre ne tournerait pas moins rond si ses habitants avaient le courage de se forcer chaque semaine à rester quelques heures bien tranquilles, sans occupation apparente, à guetter les signaux invisibles et puissants que vous adresse le monde vaste et généreux.
Jean Renoir






