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Publié depuis Eklablog

Publié le par OursduForez63

 

 

 

 

 

Tel cet ours en plein chaos.

Tu erres sur les routes des désillusions,

sans but ni chemin.

Tu navigues dans les tourments des tempêtes,

Des mers déchainées

Tu sombres, tu as envie de te laisser couler à jamais

Mais l’instinct de survie, le guerrier qui est en toi

Ce désir de vivre ce désir de conquérir, il est là

Ancré au plus profond de toi, de ton Âme

Alors tu nage et nage pour revenir à la surface

De ces eaux si sombres, si glacées

Tu vie, tu survie, tu t’accroche à cette vie

Pourtant que tu détestes

Entre ces voyages tumultueux

Tu t'arrêtes, tu te reposes, tu observes

Les déplacements, la vie des quidams, de ton entourage

Tu pleures cette vie dont tu te sens exclus.

Cette vie que tu aimais tant, que tu as perdue

Cette tête qui tourne, qui veut arrêter le temps.

Tel un Ours, désœuvrée dans ce monde bien trop compliqué.

Toi la Peluche ou justement le Grizzli

Avec tes folies tes envies

Tes passions, tes Amours, Ton Amour perdu à Jamais

Alors tu nages, tu nages un peu comme l’histoire de la

Petite grenouille dans le pot de Lait …

 

 

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Une belle morale…. à méditer…. L’âne et la corde invisible…

Publié le par OursduForez63

 

 

Communiquer et travailler avec un âne - Equinessentiel

 

 

Une belle morale…. à méditer…. L’âne et la corde invisible…

 

Il était une fois, un paysan qui se rendait au marché avec 3 de ses ânes pour vendre sa récolte…

La ville était loin, au moins trois jours de marche. Le premier soir, il s’arrêta pour bivouaquer à proximité de la maison d’un vieil ermite. Au moment d’attacher son troisième âne, il réalisa qu’il lui manquait une corde.
« Il faut absolument que j’attache mon âne se dit-il, sinon demain, il se sera sauvé dans la montagne ! »

Après avoir solidement attaché les 2 autres, il monta sur son âne et se dirigea vers la maison d’un vieil ermite.

Une fois arrivé, il demanda au vieil homme s’il n’avait pas une corde à lui donner.
L’ermite ne possédait absolument rien. Il n’avait donc pas la moindre corde. Il s’adressa alors au paysan et lui dit :
« Retourne à ton campement et comme chaque jour fait le geste de passer une corde autour du cou de ton âne, et n’oublie pas de faire comme si tu l’attachais à un arbre. »
Perplexe, mais n’ayant pas d’autre solution, le paysan fit exactement ce que lui conseillait le vieil homme.

Annonce

Le lendemain, le premier regard du paysan à son réveil fut pour son âne.

Dans un grand soulagement, il découvrit qu’il était toujours là !
Après avoir chargé les 3 ânes, il décida de se mettre en route. Mais à cet instant, le troisième âne, celui qui n’avait pas été attaché pendant la nuit, refusa obstinément de bouger. Le paysan eut beau tirer et pousser sur son âne, rien n’y fit. L’âne refusait de bouger.
Désespéré, le paysan décida alors de retourner voir l’ermite pour lui raconter sa mésaventure.
– As-tu pensé à enlever la corde ? lui demanda l’ermite.
– Mais il n’y a pas de corde ! répondit le paysan.
– Pour toi oui, mais pour l’âne… il y a une corde.

Le paysan retourna alors à son campement et d’un ample mouvement, mima le geste de retirer la corde du cou de l’âne et de l’arbre. L’âne le suivit alors sans aucune résistance.

La morale de cette histoire ?

Nous oublions que nous sommes prisonniers de nos préjugés, de nos habitudes de penser, de ressentir et de faire. Parfois même, nous sommes esclaves de nos croyances. Elles nous entravent et nous malmènent, et pourtant, nous répugnons à nous en défaire.

Et vous, quelles cordes invisibles vous empêchent de vous mettre en marche ?

 

Auteur inconnu

 

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Profession de Foi

Publié le par OursduForez63

 

Profession de Foi

 

Je ne me censurerai plus jamais pour faire plaisir.
Je ne renoncerai pas à ma nature profonde, en pleine éclosion, pour rassurer quelques vagues frileux.

Je ne tairai pas ma vérité pour éviter de déplaire, je n'étoufferai ni mes cris de joie, ni mes larmes, ni ma jouissance éblouie, ni mes questions dérangeantes, ni mes rires, ni mes émois trop encombrants.
Ils sont l'expression de ce que je vis, de ce que je suis.
Et je ne changerai pas ce que je suis pour entrer dans le carcan construit par les craintes et les préjugés.

Je ne vivrai plus jamais en dilettante, en marge de ma vie ; j'en serai l'artisan, et je continuerai à creuser, infatigablement, à la recherche du vrai, du juste et du bon, en moi et autour de moi.

Le front haut et fier, je regarderai sans ciller tant l'ombre que la lumière.
Je cultiverai la ferveur et l'Amour, de toute mon âme enchantée, sur mon chemin de connaissance.

Je veux désormais aller vers ceux qui n'attendent pas de moi que je les rassure ou me conforme à leurs exigences, qui me voient et m'acceptent malgré et pour ce que je suis, libre, sauvage, dans toute ma diversité, ma profondeur;

Désormais je ne me donne, et je n'accepte de recevoir que de ceux qui caressent et étreignent mon âme sans la contraindre, qui m'aiment et me respectent dans toute ma fluidité, forte et douce à la fois, ondoyante dans mon éveil, brûlante dans ma passion et toujours en mouvement vers ce qui m'appelle et m'élève.
Je les aime et les respecte en retour, dans toute l'expression de leur être.

Je ne marcherai plus qu'aux côtés de ceux qui ne comptent pas mes foulées et ne jugent pas de mon itinéraire, mais partagent ma joie simple à embrasser le monde d'un regard d'enfance. Qui savent donner et recevoir en toute simplicité.
Au pas de ceux-là, je réglerai le mien, le temps qu'il nous plaira.

Aujourd'hui je marche, droite et nue, dans l'accueil inconditionnel de celle que je suis, l'âme remise au monde par l'eau et par les flammes.


Françoise Jeurissen

 

 

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Je n'ai juste pas envie de me réveiller un beau matin et me rendre compte que

Publié le par OursduForez63

 

 

Je n'ai juste pas envie de me réveiller un beau matin et me rendre compte que la moitié de ma vie m'a déjà filé entre les doigts, que le temps de ma jeunesse est loin derrière moi, et que pourtant, il y a déjà un bon nombre de choses que je regrette de ne pas avoir eu le courage de faire.


Je refuse de me trimbaler un sac de phrases-non dîtes par peur, d'occasions ratées, de projets non-aboutis, de rêves brisés en mille morceaux et de regrets en tout genre.
Et c'est pour cette raison que, chaque jour, je me force à me répéter que la vie est courte, fragile, incertaine, et que c'est pour cela qu'on ne peut se permettre d'en gâcher une seule seconde.


Je refuse de perdre mon temps avec des gens qui n'en valent pas la peine, je refuse d'avoir des doutes, d'être noyée sous les problèmes, de craindre le regard des autres, de trop penser au lendemain.


Je veux me réveiller un jour en constatant que la moitié de ma vie est derrière moi, certes, mais que j'ai gardé en mémoire un flot de souvenirs colorés, de visages chaleureux, de rires mélodieux.


Je veux sourire en y repensant, pouvoir me dire que je ne regrette rien et qu'il me reste encore un peu de temps pour accomplir d'autres choses, peut-être plus belles encore...

 

Auteur Inconnu

 

 

 

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Comme le fleuve qui coule

Publié le par OursduForez63

 

 

Paulo Coelho — Wikipédia

 

 

Quel rôle le grand-père joue-t-il vraiment dans la société ...

 

 

 

Le grand père cessa d’écrire, sourit, et déclara à son petit-fils :
« J’écris sur toi, c’est vrai. Mais plus important que les mots est le crayon que j’utilise. J’aimerais que tu sois comme lui quand tu seras grand. »

 


Intrigué, le gamin regarda le crayon, et il ne vit rien de particulier ; « Mais il est pareil à tous les crayons que j’ai vus dans ma vie ! »

 


-Tout dépend de la façon dont tu regardes les choses. Il y a en lui cinq qualités qui feront de toi, si tu parviens à les garder, une personne en paix avec le monde.

 

 

 

« Première qualité : tu peux faire de grandes choses, mais tu ne dois jamais oublier qu’il existe une Main qui guide tes pas. Cette main, nous l’appelleront Dieu, et Il doit toujours te conduire vers Sa volonté.

 

Deuxième qualité : de temps à autre je dois cesser d’écrire et utiliser le taille-crayon. Le crayon souffre un peu, mais à la fin il est mieux aiguisé. Par conséquent, sache supporter certaines douleurs, car elles feront de toi une meilleure personne.

 

Troisième qualité : le crayon nous permet toujours d’utiliser une gomme pour effacer nos erreurs. Comprends que corriger une chose que nous avons faite n’est pas nécessairement un mal mais que c’est important pour nous maintenir sur le chemin de la justice.

 

Quatrième qualité : ce qui compte vraiment dans le crayon, ce n’est pas le bois ou sa forme extérieure, mais le graphite qui se trouve à l’intérieur. Par conséquent, prends toujours soin de ce qui se passe en toi.

 

Enfin, la cinquième qualité du crayon : il laisse toujours une marque. De même, sache que tout ce que tu feras dans la vie laissera des traces, et efforce-toi d’être conscient de tous les actes.


Paulo Coelho

Comme le fleuve qui coule

 

 

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Le Printemps de la Colère

Publié le par OursduForez63

 

 

 

Le Printemps de la Colère

 

 

Et chaque jour un peu plus, en piétinant l'asphalte, elle se plante dans le corps, tout le corps, des pieds qui travaillent à la tête qui pense. Pas un jour sans elle.

 

Et pourtant dans la ville, on sait encore chanter , crier des mots en partage, en liberté. Des mots d'espoir à lancer par dessus les murailles. Des mots en rouge pour dire la résistance, pour dire que rien ne saura nous encager vivants.

 

Et chaque matin saluer la vie, le ciel, encore par dessus les toits, et un printemps qui se souvient qu'il doit recommencer à pondre ses bourgeons.

 

Chaque matin formuler ses promesses dans l'encre des menaces et tenir ses défis.

 

Chaque matin lancer ses filets à travers les présages.

 

Chaque jour haranguer la langue et savonner les mots.
La pestilence qui lustre nos regards.

 

Je marche dans la ville.

 

Partout des corps cassés, tassés. Dans tous les recoins, des lambeaux d'humains, des hommes, des femmes traqués, des enfants qui bientôt à coups de peur et de misère deviendront des ogres, tout juste bons à séquestrer dans des grillages.
Des cris, des déchirures enfouies dans les caves et les taudis de la ville lumière.
Qui s'en inquiètent, qui hurlent avec des mégaphones par dessus les toits et dans les rues de la capitale? Une poignée d'innocents, attablés devant les tribunaux en espoir d'un minuscule répit dans ce déferlement de la férocité.

 

Les hyènes sont entrées dans la ville. Les vautours s'engraissent de la moisson humaine.

 

" Ah, Ministres intègres, conseillers vertueux ..." L'histoire récidive et nul ne songe encore à la capturer pour l'enfermer à vie dans les sous sols de nos aéroports.

 

La honte est un mot qui noircit à la lumière du jour et qui pourrit sous le soleil.

 

La honte sera votre habitacle. La demeure des morts vivants.
Je marche dans la ville.

 

L'autre jour, place des fêtes, à côté des écoles qui affichent leur résistance, une banderole en travers d'un bâtiment, un somptueux drapeau où était écrit en grosses lettres noires :
" SDF en colère, SDF en grève ".

 

Je me suis arrêtée pour applaudir.

 

Je marche dans la ville.

 

Huit heure du matin, je dévale les escaliers du métro. Une voix éraillée me rappelle que chacun de nous est un danger pour l'autre, que je dois surveiller tout ce qui m'environne.
Je regarde les habitants du wagon. Je ne vois rien que des visages éteints, des regards en creux. Le geste fané, usé de la répétition.

 

Six heures, le soir, je reprends le métro. La voix éraillée toujours présente. Les corps se sont épaissis, tassés sous le néon. La journée s'achève dans le chuintement monocorde des portes qui s'ouvrent et qui se ferment. Seul un bébé, dans son panier, sourit en contemplant ses mains.

 

Je marche dans la ville

 

Tôt le matin, je pars avec mon chien prendre mon café au bar, à l'angle de la rue. Le jour est neuf, les regards frais et je savoure la simple bienveillance qui consiste à saluer ceux de mon quartier, à caresser le chien du voisin et à tendre mes mots pour accueillir la lumière.

 

Je rentre dans un magasin. Une radio graillonne sa vulgarité. Je demande au patron de baisser le son. Il me dévisage.
J'essaie de formuler ce " droit au silence ". Ça n'intéresse personne, puisque personne ne l'entend "ce bruit ". Les adultes sont devenus sourds .

 

Je marche dans la ville

 

Rue St Antoine, le tabac a brûlé, carbonisé en une nuit. La suie dégouline sur la devanture. Depuis, la patronne et son équipe dorment à la belle étoiles dans des sacs de couchage. Le bailleur, une société immobilière, refuse de signer la déclaration d'assurance. Il espère reprendre le bail pour en tripler le prix. Le quartier se mobilise, les pétitions circulent. Les consciences s'agitent. La patronne est saluée comme une héroïne. Elle l'est. Son courage et sa détermination font acte. Enfin les paroles parlent. Tous les matins, je les retrouve dans leurs duvets et dans le froid. On se sourit et on s'embrasse. Pourvu que la résistance s'organise ! Pourvu qu'elle persiste ! pourvu que le rire éclate !

 

Je marche dans la ville.

 

Dans tous les kiosques de journaux, le bazar de l'obscénité . " Mesdames, Messieurs, avalez, rincez vous l’œil, le foie, on vous sert du tout chaud, du croustillant, du cul, des guerres, des atrocités, faites votre choix, composez le menu !".

 

Dans les écoles, des enfants sont traqués. Des mères tremblent à la maison pour leur famille. Des mères, des pères disparaissent du jour au lendemain. Les enfants pleurent et attendent, en vain. On expédie les uns, menottes au poing en zone de rétention, les autres dans les commissariats pour délit de faciès !

 

Assez !

 

Dans nos prisons, des hommes deviennent fous. La rage et la douleur. Dans nos banlieues, la détresse et la désespérance font leurs ravages.

 

Assez !

 

Je marche dans la ville, dans ma ville.
Et la honte me mord le coeur. Le déshonneur !

 

Depuis toujours je vis dans les mots, par les mots, avec eux et contre eux . Mais aujourd'hui je m'insurge. La douleur est trop lourde, les mots trop malmenés. La confusion beugle.

 

Silence.

 

Silence devant les marée noires.
Silence devant l'échec de la conscience.
Silence devant l'offense à la dignité
Silence devant la perte d'humanité
Silence devant les pestilences
Silence devant la barbarie quotidienne et permanente
Silence pour peser sa colère
Silence pour agir sa colère
Silence pour planter des arbres.
Silence pour écouter le vent dans les arbres.
Silence pour apprendre à aimer.
Silence pour apprendre à se taire
Silence pour être poète et le rester.
Silence.

 

Un silence comme un poing levé.
Comme des mots qui se feraient silex.
Pour affirmer que " vivre en poésie "
C'est aussi porter haut son regard et opérer le noir.
C'est extraire un espoir.

 

Marianne Auricoste

 

 

 

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