Publié depuis Eklablog

Habillée d'ombre et de lumière !
Aquarelle de Luigi Critone

Habillée d'ombre et de lumière !
Aquarelle de Luigi Critone

"Ce soir, je suis mort.
Je suis un oiseau.
Je connais la caresse de la brise, je connais le bruit du vent.
Je sais le déchaînement des tempêtes, lorsque les frondaisons deviennent impétueuses.
Je connais le grondement du tonnerre qui frappe mes oreilles et fait vibrer mon plumage.
Je goûte les caprices de la nature, seul et sans abri. Blotti entre deux feuilles ou caché dans un buisson, j'attends.
Pour moi, le temps qui passe est toujours un instant d'éternité. Nulle météo ne me donne l'avenir, nulle connaissance ne me rassure.
Oui, mais voilà : l'orage, je le connais. Il prévient. Il frappe à la porte.
Oh, on ne l'invite bien sûr jamais à entrer, mais il a la délicatesse de prévenir de son arrivée : il gronde, dans le lointain. Puis il envoie de brèves images de sa colère à venir.
Je le connais, cet orage, car de tous temps mes ancêtres ont vécu avec ses coups de sang.
Et puis il y a cet autre vacarme, dont la nature n'est pas l'artisane.
Un bruit violent et un bruit brusque.
Lui ne prévient jamais. Il s'impose avec violence, il saisit le cœur, il affole.
Et il ne vient jamais seul : une lumière épileptique l'accompagne toujours.
Alors, je me retrouve dans l'incompréhension.
Et j'ai soudain très peur.
Pour un temps oublieux de toute prudence, je prends mon envol.
Il fait nuit. Je ne vois rien, sauf ces flashs qui m'aveuglent, me désorientent.
Je vole, je tourne en rond, je crie, mais les déflagrations se poursuivent avec ce goût d'éternité qui me bouleverse.
Le rythme augmente, ma poitrine vibre, je ne sais plus où je vais.
Je ne vois rien mais je fonce, tentative désespérée d'échapper à cet enfer terrifiant.
Et puis soudain, un mur. Et tout se fait noir."
Chers membres, la période des feux d'artifice va démarrer.
L'occasion, pour beaucoup d'entre nous, d'avoir un peu de bonheur en famille.
Mais saviez-vous que, contrairement à ce que prétendent les artificiers, le comportement des oiseaux a été sérieusement étudié par les scientifiques, lors des feux?
En utilisant des radars météo, notamment, ils ont pu suivre les envols paniqués d'oiseaux diurnes.
Il arrive, certaines années, que des oiseaux meurent par centaines lors de feux d'artifice.
Ils s'envolent, mais sont aveugles.
Et dans l'affolement, ils percutent des voitures, des bâtiments, laissant parfois des juvéniles qui mourront de faim.
Est-ce que nous voulons encore de cela ?
La prochaine fois que vous irez voir des feux, ayez conscience que chaque nouveau tir bouleverse l'univers du vivant, même si vous ne le voyez pas.
Superbe texte de La Gazette de la faune sauvage.
Une belle conneries ces feux d'artifices, qui de plus coute extrêmement chère aux communautés, de plus avec le réchauffement climatique, n’oublions pas les risques d'incendie, accidents aussi parfois avec des morts dans le public, le stress la mort pour les animaux, tout cela pour faire plaisir aux blaireaux, le pire si encore on en faisait un beau énorme par dept, et non dans presque toutes les villes parfois tous les 5km, par contre des concerts des bals 100 000 fois OUI