" Nous avons besoin de paysans, de poètes, de gens qui savent comment faire du pain, qui aiment les arbres et savent reconnaître les vents. On devrait passer au moins deux heures par jour en plein air. Écoutez les anciens, les laisser parler de leur vie. Inventer des petites prières personnelles et les utiliser. Exprimez de l'admiration pour quelqu'un au moins une fois par jour. Se préoccuper de ceux qui tombent et les aider à se relever. Lire de la poésie à voix haute. Faire chanter ceux qui aiment chanter. De cette façon, on apprendrait à sentir de nouveau la terre où on pose nos pieds et à ressentir de la sympathie sincère pour toutes les créatures de la création".
Pour être avec l’autre, il faut avoir compris des choses en soi. Si tu n’as rien compris en toi, si, comme dit Simone Weil, tu ne t'es pas élucidé un minimum , qu’est-ce que tu vas comprendre de l’autre ? Car si je ne connais rien du tout de moi et si je ne sais pas qui je suis, je vais être dans un tel état d’incertitudes, de non présence, que je ne vais rien voir dans l’autre, et, ici, la phrase de Nietzsche est admirable : " je ne vais voir dans l'autre qu’une confirmation de moi, je vais l’utiliser, l’instrumentaliser, pour en faire un spectateur et non pas une rencontre."